La cosmétique bio, produit sain ou écologique ?

Les limites de la cosmétique bio ?

Depuis que j’ai lancé mademoiselle bio, je porte une attention toute particulière à la qualité des produits distribués. Jusqu’à présent, j’ai toujours refusé de distribuer des produits dont la formulation n’était pas bio & bien évidemment non nocive pour l’individu. Aujourd’hui, je me retrouve face à un dilemme pour lequel j’aurai voulu avoir votre avis : dois-je uniquement sélectionner mes produits au regard de l’environnement ou faut-il parfois faire des compromis pour prendre en compte l’usage des clients ?

Certains produits de beauté, comme les vernis à ongles, ne sont pas formulables en naturel. Ils sont donc issus de produits de la pétrochimie car actuellement, on ne sait pas faire autrement. En revanche, ce qui différencie un vernis à ongle d’une marque naturelle d’un vernis à ongle d’une marque conventionnelle est sa formulation “moins nocive”. Disons que ces marques ont banni les ingrédients de synthèse dont l’innocuité est controversée. Devrais-je en proposer à la vente ? Si on répond à la question d’un point de vue écologique, je devrai à tout jamais les bannir. En même temps, les femmes ne sont pas encore prêtes à se passer de cette parure. Donc, ne devrai-je pas proposer ces vernis les moins nocifs ?

Un autre exemple est celui des crèmes solaires. Il n’est pas recommandé de ne pas se protéger lors d’une exposition au soleil. Les crèmes solaires conventionnelles utilisent une filtration solaire chimique peu recommandables. Mais, les crèmes solaires bio utilisent du dioxyde de titane trop souvent au format nano. Cela n ‘est pas non plus très souhaitable pour la peau. Donc, au final, il faut faire le choix du “moins pire”.

Personnellement, j’en suis arrivée à me demander si mon choix de bannir toutes ces propositions produits n’étaient pas illusoires. Au final, une cliente qui veut acheter du vernis ou de la crème solaire en achètera même si elle ne les trouve pas chez mademoiselle bio. Cela ne fait que déplacer le problème. Du coup, je pensais à l’alternative de les proposer mais pour chaque fiche produit bien indiquer les limites par rapport à la dimension écologique ou même sanitaire.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous une autre suggestion à me faire ?

22 mai 2009 Par Mlle Bio 48 Commentaires Commenter l'article

Commentaires

  1. Olivia dit :

    Vendredi 22 mai 2009 à 16:18

    il faut toujours tenir bon et ne pas distribuer des produits moins sains (même avec une fiche) . Peut être cette attitude fera réfléchir les fabricants afin qu’ils trouvent une alternative “biologique ” à leurs produits .
    Alors que là si on se contente de l’offre disponible sur le marché ,il risque de n’y avoir aucun effort supplémentaire pour mettre en place de nouveaux produits

    Répondre
  2. martine dit :

    Vendredi 22 mai 2009 à 22:47

    “Au final, une cliente qui veut acheter du vernis ou de la crème solaire en achètera même si elle ne les trouve pas chez mademoiselle bio” et celle là tout votre problème apparemment qu’elle achète ailleurs que chez vous et non pas un souci écologique ou autre – ils sont certes “moins pires” mais vous ne pouvez pas faire un billet sur le danger des nanocapsules et ensuite vendre des crèmes qui en contiennent c’est complètement incohérent d’un point de vue éthique et on comprend bien alors que tout ce qui vous intéresse c’est faire de l’argent et que vous préférez que l’argent rentre chez vous tant qu’à faire
    “Jusqu’à présent, j’ai toujours refusé de distribuer des produits dont la formulation n’était pas bio ” vous vendez des tas de produits qu’on a du mal à qualifier de bio (ex les produits Green Energy pour Homme, le shampoing n’a que 5% de bio !!) dites plutôt dont la formulation n’était pas naturelle plutôt que bio
    Bref vous avez bien changée… ou alors vous n’avez que raconter ce que les clientes voulaient entendre au début

    Répondre
  3. Fred dit :

    Samedi 23 mai 2009 à 8:54

    Bonjour Viollette,

    Juste un petit mot d’Aphibio pour vous encourager dans votre entreprise commune à la notre.

    Pour le petit conseil pour se serrer les coudes: Ecrivez vous une charte et tenez vous y scrupuleusement, sinon, vous serez perdue et vos clientes aussi.

    Souvenez vous: Les marchands de cosmétiques qui ne s’y conforment pas sont très commerciaux.

    Frederic Fouchard

    Répondre
  4. Sophie dit :

    Dimanche 24 mai 2009 à 14:15

    Bonjour Violette,

    Contrairement aux précédents commentaires, j’opterais plutôt pour la solution de distribuer ces produits “moins pires” et d’être complètement transparente sur les fiches produits.
    Moi-même ayant une peau très sensible, j’utilise beaucoup de crèmes solaires en été. Donc s’il existe des produits moins nocifs pour ma peau(s’ils sont vraiment moins nocifs que les produits classqiues), je serai bien contente de les utiliser en attendant d’avoir des produits complètement sains.
    A partir du moment où vous êtes complètement transparente auprès du consommateur et que vous faites de votre mieux pour distribuer les produits les moins nocifs possibles, je trouve que la démarche est tout à fait bonne.
    Bon courage!
    Sophie

    Répondre
  5. Mu dit :

    Dimanche 24 mai 2009 à 19:24

    Olivia>à part qu’en matière de solaire il n’y a pas d’alternative: c’est le chimique avec toutes les conséquences que l’on connait ou le filtres à bases de pigments hors pour qu’ils soient efficaces il faut qu’il soient nano; plus ils sont gros, plus ils blanchissent la peau (pas très vendeur mais bon ça on s’en fout) et moins ils protègent.
    Martine>Un shampoing contient principalement de l’eau, le% de bio est forcément faible. Il n’y a pas tromperie sur la marchandise car c’est écrit dessus.

    Mlle Bio> je n’ai pas répondu au sondage car ma réponse n’y est pas. Tu connais ma position scientifique sur le sujet: mieux vaut un ingrédient polémique (sans preuve) qui protège de quelque chose dont on est sûr que c’est dangereux! Et le solaire en fait partie. Il y a une polèmique sur les nanoparticules mais rien n’est prouvé alors on sort le fameux principe de précaution alors qu’on connait les méfaits du soleil. Ce principe de précaution commence d’ailleurs à me courir sur le haricot: avec lui, Pierre et Marie Curie aurait peut être vécu centenaires mais on aurait pas la radiographie qui sauve tant de vie…
    Donc pour répondre à ta question: oui aux solaires, non aux vernis!

    Répondre
  6. Olivia dit :

    Lundi 25 mai 2009 à 12:11

    Je voudrais vous signaler l’existance d’une marque de produit solaire bio ( certifié cosmébio ) c’est lovéa bio ( laboratoires serval) donc le bio en matière de protection solaire cela existe apparemment

    Répondre
  7. solange dit :

    Lundi 25 mai 2009 à 16:11

    aphibio : je pense que vous êtes mal placé pour donner des conseils et surtout quel sans gêne de venir faire votre pub ici !
    vous avez décrié partout le label bdih et aujourd’hui vous avez une marque labellisée bdih !!! anika -
    vous dites “Souvenez vous: Les marchands de cosmétiques qui ne s’y conforment pas sont très commerciaux.” et bien cela s’applique à vous même parfaitement !
    en passant je vois que vous et melle bio difusaient les marques honoré des pres et shantara alors pourquoi melle bio indique qu’elle à l’exclusivité ?
    à quel site se fier franchement ?

    Répondre
  8. Daniel dit :

    Lundi 25 mai 2009 à 16:19

    une autre alternative est de le proposer à la vente et de systematiquement appeler les clients qui achetent pour leur expliquer les choses et leur proposer de porter leur achat sur autre chose :-)

    pourquoi ne pas mettre des filtres sur le site: total bio ou bio friendly de maniere a demandr au client s’il souhaite ou non qu’on lui affiche cela dans sa navigation ?

    Répondre
  9. Aline dit :

    Lundi 25 mai 2009 à 16:36

    L’Eyemulsion Soin contour des yeux JULISIS à 215 euros ainsi que tous les produits de cette marque, bio ou pas bio? Rien ne l’indique! En tous les cas bravo le portefeuille!
    Je suis d’accord avec Martine, ce qui vous intéresse Mademoiselle bio c’est faire de l’argent, alors arrêtez de nous faire croire le contraire et de nous prendre pour des pigeons (pigeonnes). Mêmes méthodes que chez l’Oréal, c’est tout…

    Répondre
  10. Sophie dit :

    Lundi 25 mai 2009 à 16:43

    la proposition de Daniel de mettre des filtres sur le site me semble très intéressante!

    Répondre
  11. volterre dit :

    Lundi 25 mai 2009 à 22:22

    La qualité d’un produit doit avant tout être en adéquation avec le risque sanitaire. Un produit sain est préférable à un produit bio si il n’y a pas de risque pour la santé ; si en plus il est bio c’est mieux. Mais un produit bio peut-être nocif pour la santé (l’amiante au départ est un produit naturelle, certaines huiles essentielles peuvent être dangereuses voir mortelles) L’important est la bonne et véritable information donnée au client.
    Pensons également qu’un produit doit donner des garanties en fonctions d’un enfant hors pour l’instant les tests de sensibilités et d’allergies sont toujours fait pour un adulte en bonne santé (prenez le cas des résidus dans les bouteilles d’eaux, l’indice de sécurité pour un enfant de 3 à 7 ans devrait être facteur 7 et pour un enfant de moins de trois ans facteur 10).
    Quid des conséquences d’un produit cosmétique sur une femme enceinte ou l’indice de sécurité pour une application cutanée ventrale devrait être facteur 100 ; Exemple baume du tigre contre les douleurs peut entrainer 7 fois sur 10 un accouchement prématuré, et pourtant il est bio. Alors ?….

    Répondre
  12. Alexandra dit :

    Lundi 25 mai 2009 à 22:43

    La question que tu nous poses est très complexe… Je pense que tu pourrais proposer le moins pire en créant une catégorie spécifique dans les produits. En réfléchissant un peu, tout le monde peut comprendre que le 100% bio n’est pas possible pour certains produits, il faut donc faire avec le “moins pire” ! Peut-être pourrais-tu d’abord les tester en boutique ou il est plus facile de donner une explication aux clientes avant de les diffuser sur le site ?

    Répondre
  13. Mu dit :

    Mardi 26 mai 2009 à 8:15

    Olivia>en effet, je l’ai acheté et j’ai pas du tout aimé car inétalable donc il y a des endroits non couverts (je suis un homme et etaler de la crème épaisse c’est quasi impossible) et du coup je l’ai acheté pour acheter un huile 100% filtres chimiques…

    Répondre
  14. Fred dit :

    Mardi 26 mai 2009 à 10:00

    A Solange:

    1: nous n’avons pas besoin de pub.
    2: votre vision binaire du monde est décalée. Aphibio a un esprit d’ouverture (Violette aussi semble t-il), et nous croyons qu’il y a de la place pour tout le monde dans notre métier.
    3: BDIH ne garanti que le naturel des produits. (pas de garanti bio donc). Anika est naturland (qui lui même impose l’utilisation de produits naturels par le biais de BDIH). NAturland est un équivalent allemand de NAture et progrès pour faire un raccourci.
    4: Mlle bio a le courage d’avoir lancer son entreprise. Mettre à jour un site, c’est TRES prenant. Si vous avez des suggestions si affirmées, pourquoi ne pas monter votre entreprise ?
    5: Quel est l’objectif de votre commentaire ? Qui êtes vous ?

    Répondre
  15. solange dit :

    Mardi 26 mai 2009 à 23:13

    à aphibio :
    1 – pas besoin de pub ??? mais on vous voit partout ! vous n’hésitez à mettre des commentaires partout sur les sites et blogs et même ici avec un lien vers votre boutique en plus – si vous n’avez pas besoin de pub, soyez plus discret
    2 – “NAturland est un équivalent allemand de NAture et progrès pour faire un raccourci.” en effet quel raccourci !
    3- vous pensez qu’en défendant melle bio (je pense d’ailleurs qu’elle n’a besoin de personne) elle va vous autoriser à venir faire votre pub chez elle ?
    4 – l’objectif de mon commentaire ? et du vôtre ?(à part faire votre pub bien sur…) qui je suis ? une consommatrice qui en a marre de voir tout et n’importe quoi et pour qui vous prenez vous !
    5 – je serais en tout cas moi respectueuse du travail de Mlle bio même si on a le droit (enfin je pensais) d’avoir un avis différent et ne reviendrais pas discuter ici avec vous quoique vous répondiez (ce dont je ne doute pas)

    Répondre
  16. lousheer dit :

    Mercredi 27 mai 2009 à 17:11

    la dur réalité du business refait surface. Ce afin de satisfaire la demande et gagner des parts de marché et cela au détriment d’une conscience écologique. En ce qui me concerne, votre idée est très bonne. mais là, mademoiselle bio commence à vendre un tout petit peu de chimique. donc à double tranchant.

    Répondre
  17. lousheer dit :

    Mercredi 27 mai 2009 à 17:22

    Le vernis bio allemand, à fuir. On la testé en institut, il tient très peu de temps. Le bio c’est bien, mais on ne peut pas tout faire encore. il faut revenir sur terre. Nous sommes au 21ème siècle, et il faut laisser la place un peu à la bonne chimie. vous, vous dites toutes 100% bio et vous vous faites toutes vacciner. Cherchez l’erreur!

    Répondre
  18. lousheer dit :

    Mercredi 27 mai 2009 à 17:34

    Aphibio : encore un vendeur virtuel de cosmétique bio. Comment peuvent-ils tous se dire bio. Ce ne sont que des revendeurs. C’est facile d’acheter du stock, et de revendre sur internet en prêchant la bonne parole. Ouvre une boutique et met toi des contraintes écologiques. Tu seras déjà un peu plus bio.

    Répondre
  19. Mike - botaniste écolo et activiste en marketing social dit :

    Mercredi 27 mai 2009 à 21:22

    ah bah non, quand je recommande Mademoiselle Bio, c’est parce que les produits sont étudiés et qu’ils sont sans doute les plus clean que je connaisse. Le cahier des charges est drastique, tout comme chez Biocoop sur l’alimentaire. Si Mademoiselle Bio change sa philosophie, j’irai faire ma pub ailleurs… Moi je veux la vraie Mademoiselle Bio, pas une pale copie qui se désengage. C’est trop simple de diffuser large et de faire baisser la qualité. Mademoiselle Bio c’est l’anti-thèse des Grands Distributeurs, alors Violette si tu te rapproches de leur philo, moi je boude.
    Un bon bouche à oreille c’est long à monter, alors pour garder cette quasi-fierté de la démarche militante et puriste, il faut garder la tete haute, conserver ta singularité, plutôt que d’aller se promener sur le terrain en demi-teinte des voisins pas toujours très éthique.
    Bises Violette !

    Répondre
  20. Caroànouméa dit :

    Samedi 30 mai 2009 à 7:33

    Bonjour,
    contrairement à d’autres (…), je voulais juste poster un commentaire pour répondre à la question posée par Violette.
    En effet, je pense que le problème se pose parce que vous avez deux types de clients : 1 – les écologistes convaincus (ce n’est pas une critique) et 2 – des consommateurs “normaux” sensibilisés à l’environnement (catégorie dont je fais partie).
    Si l’on se place du point de vue de la seconde catégorie, la réponse à votre question sera “oui, vendez-en, avec commentaire sur chaque fiche”. Il est évident que vous allez “perdre” ainsi une bonne partie des clients de la première catégorie…
    En revanche, si l’on se place du point de vue de cette catégorie, la réponse sera “non, surtout pas”. Et les clients de la seconde catégorie continueront selon les errements habituels, à savoir acheter leur vernis à ongle et leur crème solaire ailleurs.
    Mais le plus important n’est-il pas de véhiculer d’abord vos principes ? Ce n’est pas parce que vous ne vendez pas un certain type de produit que personnellement, je n’achèterais pas le reste chez vous.
    Au pire, rien ne vous empêche dans “l’expertise” de faire une information explicative sur “pourquoi ne trouve t-on pas de vernis ni de crème solaire chez mademoiselle bio”. Cela permettra aux clients non informés sur la problématique (dont je fais partie là encore…) de pouvoir ensuite choisir “le moins pire”. Vous aurez ainsi respecté vos convictions tout en faisant un geste non négligeable pour l’environnement.
    Bon courage.

    Répondre
  21. Mlle Bio dit :

    Mercredi 3 juin 2009 à 2:52

    Me revoilà enfin. Ne croyez pas que je n’ai pas suivi avec attention ces débats. Mais, mes journées sont très longues ces dernières semaines : le chantier du magasin m’accapare jour, nuit et WE.

    Tous ces échanges sont très riches et me permettent de réfléchir avec vous à ces questionnements. En fait, vos commentaires m’ont permis de mettre des mots sur la cause de mon dilemme.

    Contrairement à ce que peut penser Aline ou Martine, ma préoccupation n’est certainement pas pécuniaire. Si j’étais là pour “faire de l’argent”, ça ferait longtemps que j’aurai cédé aux sirènes des grands groupes. Comme dit Nicolas Hulot, “le développement durable on peut y venir par opportunisme, mais on y reste par convictions”. Il faut arrêter les clichés de l’argent facile … Je n’ai jamais autant bossé de ma vie pour une rémunération rikiki. Donc, sans passion & conviction intime, ça ferait bien longtemps que j’aurai fermé.

    Donc, ces interrogations sont le fruit de mes convictions et l’envie de les respecter. Seulement, je suis face à un paradoxe. Le paradoxe de la femme qui voit l’été arriver, les pieds se découvrir et l’envie de vernir ses doigts de pied. L’envie de s’exposer au soleil sans se cramer la peau … Alors, oui, à titre personnel, j’ai réduit à zéro ou presque l’usage de vernis et j’adapte mon alimentation en beta-carotène … pour mieux me protéger du soleil. Mais, je suis consciente que je fais partie de cette frange encore trop restreinte. Ce n’est pas toujours aisée d’être écolo jusqu’au bout des ongles ! Donc, comment inviter les femmes moins convaincues à cheminer vers cette absence de consommation ? Je ne suis pas sûre que ce soit en leur fermant ma porte.

    Volterre, je te rejoins dans l’idée de dire qu’il faut avant tout des produits sains pour l’homme et bio ensuite. Rien ne sert de faire du bio si c’est pour qu’il soit nocif.

    Mu, je suis une fervente convaincue du principe de précaution. On pourrait en parler des heures. Mais, pour moi, les doutes sur les nanos sont suffisamment forts pour ne pas les occulter. Donc, une crème solaire en filtration minérale à taille micro m’irait très bien… avec tous les désavantages que ça représente (blanchissement…).

    D’ailleurs, Olivia, il existe bien des crèmes solaires bio. Mais, mon problème est qu’elles sont essentiellement formulées avec des nanos de minéraux. A présent, Ecocert interdit le lancement de produits bio avec nanos. Mais, les produits lancés préalablement “au décrêt” sont encore tolérés. No comment !

    Donc, par rapport à la volonté de mlle bio de faire cheminer les femmes en beauté bio, je pense qu’il serait cohérent de les amener à ne plus utiliser de vernis et les faire admettre que la crème solaire va de nouveau blanchir la peau. Le chemin est encore long …

    Au final, j’aime beaucoup l’idée de Daniel de mettre des filtres. Et je rebondis sur le commentaire de Martine sur la faible concentration en bio d’un shampoing proposé. Donc, nous allons mettre en place un système qui permettra aux clients de trier les produits par concentration en bio. Au moins, ce sera un cercle vertueux !

    Pour ce qui a trait aux vernis, je pense que notre mission est avant tout de faire en sorte que la grande majorité des clients arrêtent de se faire du mal avec des vernis nocifs. Donc, je suis enclin à proposer des vernis “sains” pour la femme (même si majoritairement chimique). En revanche, si je le fais, sur chaque fiche produit, nous mettrons une information pour les amener à s’en passer.

    Pour ce qui a trait aux colorations capillaires (même végétales) et aux solaires bio avec des nanos, je continuerai de ne pas en vendre tant que des propositions saines ne seront pas disponibles. Pour l’instant, je suis convaincue que ces produits sont mauvais pour l’homme comme pour la planète. Donc, nous continuerons de ne pas vendre. Et vos échanges m’ont fait réaliser que je devrais faire un sujet expertise pour expliquer notre parti-pris.

    Enfin, j’aimerai que ce blog reste un espace sincère & convivial d’échanges. Donc, Solange, je suis désolée si des propos désobligeants ont pu vous être adressés par d’autres commentateurs. Vous serez toujours la bienvenue, même avec des “avis différents”. D’ailleurs, j’ai noté votre remarque sur l’exclusivité des 2 marques parfum qui n’a plus lieu d’être. Donc, nous allons mettre à jour le site en ce sens. Désolée de cet oubli.

    Fred & Lousheer. Vous êtes les bienvenus pour apporter votre avis sur les échanges de ce blog. Mais, comme je l’ai précisé dans le billet suivant (http://blog.mademoiselle-bio.com/index/2008/09/08/367-des-commentateurs-vraiment-desinteresses-commercialement), je supprime tout renvoi vers des boutiques qui pourraient être assimilées “concurrentes”. J’imagine que vous comprenez bien qu’il serait assez indélicat de ma part de rentrer dans votre magasin et d’inviter vos “clients” à venir chez mlle bio. Donc, l’inverse s’applique.

    Répondre
  22. zaelle dit :

    Mercredi 3 juin 2009 à 22:56

    J’arrive un peu après la bataille, mais je vais tacher de donner mon avis. Cependant je tiens quand même à dire qu’ayant suivi depuis le début l’histoire de Mademoiselle bio, je reste bouche bée devant ces critiques qui me semblent complètement infondées. Sincèrement si Violette a quitté l’Oréal pour se lancer dans cette entreprise, pensez-vous vraiment que celà puisse être par appat du gain???…Bref…Et puis ce n’est pas comme si elle disait qu’elle va se mettre a vendre du bio et du non-bio mais juste se demander s’il faut bouder les produits qui n’existent pas en totalement bio, ou pas.
    Maintenant je vais répondre :) , je comprends complètement vos interrogations et j’ai bien réfléchi avant de donner mon avis, et je dois dire que la solution de les distribuer, avec une explication précise me semble la plus cohérente avec votre démarche, justement. Parce que les femmes qui ont de vraies convictions ne vont pas arrêter de se protéger face au soleil, et seront ravies de trouver chez vous un produit ‘moins pire’, et utiliser le moins pire c’est déjà réduire son impact en terme de pollution…
    Je ne vais pas non plus écrire ici un pavé mais si vous souhaitez que je développe plus, Violette, n’hésitez pas à me mailer à l’adresse laissée en commentaire. A très bientôt !

    Répondre
  23. Mlle Bio dit :

    Jeudi 4 juin 2009 à 8:45

    zaelle, il n’est jamais trop tard pour donner son avis ! Surtout que ça me fait très plaisir de vous savoir passer par là. Je comprends très bien votre avis. Et j’en suis arrivée à la même conclusion. Bien évidemment, je prendrai le temps de faire une sélection exigeante. Mais, peu à peu, je vais ouvrir à ces produits avec une grande précaution. Comment allez-vous ? Toujours heureuse ?

    Répondre
  24. lousheer dit :

    Vendredi 5 juin 2009 à 13:59

    Tout à faire d’accords pour vos commentaires sur les liens et c’est logique, j’aurais eu la même réaction que vous.
    cdlt.

    Répondre
  25. LOUSHEER dit :

    Vendredi 5 juin 2009 à 21:14

    par contre vous auriez pu faire une petite parenthèse sur la diffusion du film “HOME” sur france 2 vu vos convictions.

    Répondre
  26. LOUSHEER dit :

    Vendredi 5 juin 2009 à 21:30

    ce film remet en cause tout le fondement de notre sytème économique et social planètaire !

    Répondre
  27. Clemence dit :

    Vendredi 5 juin 2009 à 22:10

    Bonjour

    Comme Zaelle j’arrive apres la bataille…
    La question est vraiment marrante car a mon avis, elle est fondamentale et je trouve ca vraiment interessant que vous la posiez telle quelle.

    C’est en gros quelle est la proposition de mlle bio? quel est son positionnement et qu est ce qu il fait que les gens viennent chez vous?

    Perso, quand je recommande votre site et quand je parle de vous, c surtout genre “l’experte” du bio, “celle qui ne transige pas” et je me dis tjrs que si une marque est chez vous, c parce qu elle est vraiment naturelle et bio. Une sorte de label en gros.

    Imaginons donc qq qqn m offre un vernis avec certes pas de formaldehyde mais des demithicones ou autres ingredients chimiques et me disent ca vient de chez mlle bio. Moi qui n ai pas lu les mises en garde sur votre site, je me dis “tiens elle a bien change” et en parle autour de moi… et a terme, involontairement je ternis votre image car je n aurai pas compris la demarche… Je crois que + c clair et simple, + c facile pr nous consommateur de nous y retrouver… Et tanpis pour le vernis. On continuera de s en mettre, mais sans vous associer avec les composants chimiques.

    Répondre
  28. LOUSHEER dit :

    Vendredi 5 juin 2009 à 22:21

    Vous vous dites bio, mais vous ne voyez pas l’envers du décors, étant gérant d’un centre de beauté, la politique des fournisseurs est de vendre au maximum tous leurs cosmètiques certifié. LE BIO est en train de passer en mode de consommation de masse. ECO BIO BDIH…. Quelle est la vraie valeur de ces appellations. Je citerai deux marques qui possède une vraie authenticité, maitrisant leur production : douces angevines et guayapi tropical
    en conséquence bio ou pas bio, il n’y a pas que la composition des produits dans les produits qui comptent ….

    Répondre
  29. LOUSHEER dit :

    Vendredi 5 juin 2009 à 22:58

    Lorsque je parle de vous vous dites bio, je ne parle par de mademoiselle bio mais de la foule en générale. Et puis clémence, sans commentaire, y a des personnes qui devraient se taire
    car pour dire moi je recommande votre site parce vous faites que du bio ….
    C’est pour cela que vous êtes green….
    Rassurez moi,tous les écologistes ne sont pas comme vous ?

    Répondre
  30. zaelle dit :

    Vendredi 5 juin 2009 à 23:40

    Bonjour Violette ! Je vais très très bien et vous ? et rassurez-vous, je ne fais pas que passer, je viens ici régulièrement, simplement vu que j’avais vu que vous étiez très occupée par vos projets, ce qui vous faisait poster moins, je passais un petit peu moins sur le blog ce mois-ci (mais je continuais à flâner et à baver sur votre site…il va bien falloir que je me décide un jour ;) Et pour votre choix, plus j’y pense et plus je me dis que c’est le bon, le but n’est pas d’être des extrémistes du bio, mais bien de faire avancer les choses, et c’est ce que vous contribuez vraiment à faire chaque jour. Sincèrement, de mon point de vue, vous êtes la personne qui a le plus contribué à changer mon regard parfois un peu stéréotypé sur le monde du bio, en montrant qu’on peut allier plaisir et conviction, et en créant un univers qui vous est propre tout en restant fidèle au valeur que vous défendez (et contrairement aux avis parfois un peu excessif lus plus haut, je trouve que c’est justement de ne pas proposer ces produits qui vous éloignerait de vos valeurs…), alors merci pour tout, bravo pour votre transparene et votre envie de vous remettre en question pour ne pas faire d’erreur…Vous êtes le genre d’entrepreneur qu’on aimerait rencontrer plus souvent ;)

    Répondre
  31. Mu dit :

    Samedi 6 juin 2009 à 16:30

    Mlle Bio>Des doutes sur les nano? Lesquels? Quelles sont les sources. Entre des doutes sur les nano et un cancer de la peau avéré je ne comprends même pas qu’on puisse se poser la question (d’autant plus que les pigments ne sont pas vraiment nano mais c’est compliqué à expliquer)

    Répondre
  32. Nadia dit :

    Lundi 8 juin 2009 à 14:15

    La marque de maquillage que vous proposez contient du dioxyde de titane (Titanium Dioxide CI77891). Vous voila en désaccord avec ce que vous pronez!?

    Répondre
  33. volterre dit :

    Lundi 8 juin 2009 à 14:51

    Pour les nanos utilisés en cosmétiques comme dans les produits d’entretiens les risques sont avérés ; voir rapport de Louis Laurent directeur de recherches du CEA sur les nanos ; en ce qui concerne le choix entre nanos et cancer de la peau je comprends au contraire que l’on puisse se poser la question. D’après les dernières études (début 2009) menées par des Dermatologues au Japon et confirmés par l’OMS, une majorité des cancers de la peau sont dû en particulier aux produits protecteurs. Quid de l’info en France ; depuis des années on nous affirment que seul une véritable protection permet de se protéger du soleil et aujourd’hui on prouve le contraire, mais le principe est tellement ancré dans l’inconscient collectif que la remise en question de certains produits sera difficile à faire.
    Alors ni nano, ni produits à risque ! La protection et à travers çà le grand gourou de la croyance médicale nous présentent la protection contre les cancers de la peau de la même façon qu’ils continuent de nous vendre la vaccination comme la panacée et pourtant les conséquences sur nos enfants sont désastreuses.

    Répondre
  34. Mu dit :

    Lundi 8 juin 2009 à 22:11

    Nadia>Dioxyde de Titane ne veut pas forcément dire nanoparticules. Il y a différentes tailles selon l’utilisation. Plus las particules sont petites, plus elles protègent des UV et plus elles sont transparentes. En maquillage on cherche au contraire à couvrir et donc on utilise plutôt de grosses tailles de particules, bien plus grandes que les nanos.
    Volterre>quels risques exactement? Quelle est la référence de l’étude dont tu parles. C’est bizarre ton truc sur la vaccination car l’OMS estime à 2 millions le nombre d’enfants sauvés grâce à la vaccination…

    Répondre
  35. Mlle Bio dit :

    Mardi 9 juin 2009 à 0:50

    Lousheer, au sujet d’HOME, je n’aime parler que de ce que j’ai vu. Et sincèrement, je n’ai pas encore pris le temps de visionner ce film. Néanmoins, je suis certaine que c’est un film qui aidera beaucoup à la prise de conscience de certains. Sinon, je suis bien d’accord avec vous que dans la sélection des marques, il est indispensable de considérer la philosophie globale de la marque. Les Douces Angevines font partie de ces très belles marques engagées.

    Clémence, je comprends bien votre point de vue. Mais, est-ce pour autant que vous avez arrêter d’utiliser tout vernis à ongles ? Au final, il n’y a pas de solution unique. Mais, comme vous avez pu le voir, pour l’instant, aucun vernis à ongles n’est proposé sur le site. La question n’est pas tranchée.

    Zaelle, arrêtez, je vais rougir !

    Nadia, la sélection des marques qu’on fait est très exigeante. Et je ne vais pas m’amuser à décrier les nanos d’un coté pour vous les proposer de l’autre. Un des engagements de la marque Nvey eco est de formuler sans nano. Donc, le dioxyde de titane proposé n’est pas à taille nano. En fait, le dioxyde de titane est un minéral qu’on trouve à l’état naturel. Il est possible de le microniser à taille micro (donc inerte pour la peau car trop gros) ou à taille nano (donc risque possible). Là, il est micro.

    Mu, comme tu avais pu le lire, nous avons publié en 2008 un sujet sur le danger des nanos avec toutes les sources scientifiques citées. Depuis la communauté européenne demande dans un futur “proche” l’étiquetage des nanos. Je ne pense vraiment pas qu’on puisse ignorer la controverse. Et ma reco n’est pas de ne plus se protéger du soleil mais bien de revenir à des filtres minéraux plus gros (même si blanchissant).

    Volterre, avec les vaccins, vous abordez un grand sujet de polémique. Encore trop peu de personnes sont averties. J’en ai beaucoup entendu parler sans avoir lu un dossier solide sur le sujet. Pourtant, j’ai adopté le principe de précaution avec mes enfants. Avez-vous une recommandation de lecture sur le sujet ?

    Répondre
  36. volterre dit :

    Jeudi 11 juin 2009 à 21:52

    Pour les nanos, plus les particules sont petites plus elles ont la capacité de s’introduire dans le corps, les cellules, les systèmes nerveux et peuvent dans certains cas entrainer des complications respiratoires graves allant jusqu’à des embolies gazeuses ou pulmonaires.
    Ceci a été reconnu par le ministre de la santé allemande en 2006 après que les premiers produits d’entretiens aux nanoparticules aient entrainés plus de 250 hospitalisations graves à ce sujet.
    En ce qui concerne les rapports de Louis Laurent il a fait un ouvrage (voir sur google) pour expliquer les risques et les avantages des nanos. J’ai eu la chance de déjeuner avec cet homme lors d’un congrés écologique de CAP 21 dont le sujet était justement les nanos risques et inconvénients.
    Le principal risque est de dire “les conséquences à long termes de sont pas constatés” donc prudence avant les autorisations de mise sur le marché.
    En ce qui concerne les vaccins, “ach so, gross sujé dé polémiqueu” Une multitudes de livres et de recherches confirmes les risques :
    Le Japon depuis une dizaine d’année à retarder l’âge obligatoire de vaccination à 5 ans : résultat immédiat 95 % de chute de la mort subite du nourrisson. Reconnu par l’OMS.
    Le problème des vaccins est la composition des supports utilisés ; pour l’hydroxyde d’aluminium les vaccins en contenant sont chargés à 650 microgrammes par vaccin alors qu’il est admis que 60 microgrammes par litre est dangereux pour la cellule nerveuse. Rappelons que l’hydroxyde d’aluminium attaque le cerveau principale cause de l’autisme, Alzheimer ou Creutzfeldt-Jacob. Les sels de mercure contenu dans certains vaccins ROR cumule des doses d’une façon irréversible.Le sérum de veau est interdit depuis 1994 suite aux conséquences dévastatrices induit et pourtant nous sommes des millions en France à l’avoir innoculés (à l’insu de notre plein gré).
    Pour lire des ouvrages scientifiques à ce sujet pour s’informer et agir en connaissances de causes (je ne fais aucun prosélytisme contre mais il faut connaitre ce qu’on nous injecte)
    Vaccination, l’overdose de Sylvie Simon Editions Déjà (et un autre livra paru récemment)
    Vaccination : vérités indésirables de Michel Georget Editions Dangles.
    La Médecine nous tue de Marc Menant aux éditions du Rocher

    Après il existe des associations de médecins pour informer.

    @Mu
    En ce qui concerne les 2 millions d’enfants sauvés par les vaccins ceci est faux et archi faux seul les enfants vaccinés ayant en même temps reçu une véritable alimentation sont sauvés ; et on est certain que c’est d’abord la nutrition qui les a sauvé.

    Et pour ceux qui désirent aller plus loin dans leurs recherches et amélioration de santé, le top du top :

    L’alimentation ou la troisème médecine du Docteur Seignalet aux éditions “Collection Ecologie Humaine François Xavier de Guibert”.
    Merci à Mamzel Bio d’ouvrir des débats de la sorte.

    Répondre
  37. Mlle Bio dit :

    Lundi 15 juin 2009 à 23:47

    Volterre,

    Merci de toutes ces informations. Je sens que je vais partir en vacances avec quelques lectures intéressantes… Rassures-toi, je ne pars pas tout de suite. D’abord, on va lancer le magasin !
    Figures-toi que très récemment j’ai découvert que l’autisme était une maladie induite par les vaccins notamment (et non une maladie génétique). J’en ai discuté avec une journaliste qui est en train d’écrire un livre sur le sujet. C’était passionnant et incroyable … dire que des parents d’enfants autistes apprennent maintenant que l’état de leur enfant est lié à des “décisions prises pour leur bien”. J’ai hâte que ce livre sorte et que cela se sache plus largement ! C’est fou : plus la science avance, plus elle tire la sonnette d’alarme. Arrêtons d’adopter trop hâtivement les révolutions scientifiques sur lesquelles le recul manque !!

    Répondre
  38. sitia dit :

    Lundi 22 juin 2009 à 15:01

    J’aimerais trouver sur votre site des produits solaires garantis sans manos et tant pis si je ressemble à un pierrot blanc.
    Je trouve que la présence de ces particules manos devraient obligatoirement être affichés dans la composition des produits.

    Répondre
  39. zoopsy dit :

    Mardi 23 juin 2009 à 14:59

    D’un côté, je me suis dit : après tout, si certaines veulent trouver des produits pas tout à fait bio mais qui leur convient mieux…
    De l’autre, je me suis répondu : m’enfin ce site s’appelle “Mademoiselle Bio”. Ca ne sert à rien, un produit “pas tout à fait bio”, il contiendra des méchancetés.
    Ces produits ne sont-ils pas facilement trouvables ailleurs, pour qu’ici, il n’y ait pas besoin de faire dans le compromis ?
    Quelle que soit la réponse que vous apporterez, merci à vous pour votre philosophie partageuse de questions !

    Répondre
  40. PHIL dit :

    Lundi 29 juin 2009 à 18:23

    Bonjour Violette,

    Après ce dédalle d’arguments développéS par chacun d’entre vous et que je respecte AU COMBIEN. Je souhaite apporter juste ce commentaire, est-il préférable de référencer un produit COSMEBIO (qui est une association de producteurs donc sans garantie comme le label AB) ou de réfgenrencer un produit dit naturel ? Pour nous, créateur d’une entreprise dans le NATUREL, ce qui est important c’est la liste des composants INCI et tant que celle ci ne présente aucun dansger pour la santé de nos concitoyens, le produit est référencé. Car nous garantissons son innocuité. Nous sommes en France, premier pays de la cosmétique au monde où nous avons le plus gros panier moyen et la femme s’identifient encore trop aux tops models des magazines retouchés pour qu’elle puisse vraiment changer de comportement de manière drastique. Nous avons bien encore dix ans devant nous avant que cela n’arrive. Ce qu’il faut faire c’est être clair, professionnel et établir un vrai dialogue avec notre client.

    Répondre
  41. Mlle Bio dit :

    Mercredi 1 juillet 2009 à 19:43

    Phil, si le débat se positionne entre naturel ou bio labellisé, alors je répondrai sans ambage : bio labellisé.

    Même si l’INCI d’un produit naturel est “propre”, nous n’avons aucun recul sur la matière première : comment a-t-elle été cultivée (pesticides? OGM?), comment a-t-elle été retravaillée (processus d’extraction propre ? sans ondes?…).

    En d’autres termes, le produit pourrait être perçu comme sain pour l’individu à la lecture de l’INCI. Mais, sans traçabilité sur la matière première nous n’en avons aucune garantie. L’huile d’une plante OGM élevée aux pesticides sera “naturelle” mais, je ne serai pas étonnée d’y retrouver des résidus indésirables (qui ne figureront pas dans l’INCI) sans parler de l’impact écologique d’une telle culture.

    La labellisation bio n’est pas la panacée. Mais, au moins, elle garantit la traçabilité complète des matières premières (même non bio) et interdit certains processus d’extraction… C’est au moins ça !

    Dans tous les cas, le changement de mentalité doit s’opérer auprès ces clients et c’est bien ce pourquoi nous œuvrons tous ! Belle continuation.

    Répondre
  42. germe dit :

    Jeudi 2 juillet 2009 à 9:22

    Le débat est donc ouvert sur BIO LABELLISE et NATUREL.
    A titre d’exemple, nos amis de chez Yves Rocher ont obtenu la labellisation pour leur gamme de produit BIO, ce doit être normal puisqu’il est le créateur du tout végétal !!! (Bla Bla Marketing et commercial puisque sans son cadeau YR n’arrive plus à vendre) et puis que dit on de lui en Bretagne, qu’il est le premier importateur de pétrole…A méditer quand on sait que COSMEBIO accorde son label à ce genre d’entreprise. D’autres exemples peuvent être pris comme la Crème Hydratante de chez CARREFOUR. L’un de nos fournisseurs l’a faite analysée dans son labo en Allemagne. Réponse, je ne l’untiliserais même pas comme crème pour les pieds.
    De plus, COSMEBIO autorise 5% de produits issus de la pétrochimie, comme des émulsifiants, l’Amonium Laurethe Sulfate à titre d’exemple dont on connait la dangeurosité pour la peau !
    Alors quel place donner au bio labelisé quand on sait aussi que MELVITA utilise des huiles esthérisée et qu’ils sont labelisés COSMEBIO.
    Je maintiens donc ma position sur ce point, lisez les étiquettes, discutez avec le responsable du magasin où vous allez chercher vos produits, ne vous contentez pas de lire certain livres écrit outre rhin par de simples journalistes qui ont compris le filon et qui travaille avec l’un des plus gros labo pour donner leur avis. Et puis en Allemagne, puisque l’on parle d’outre rhin, BDIH est plus ouvert que cela et tout aussi intransigeant dans son propos.
    De toutes les façons, tant qu’un label, digne de ce nom, ne sera pas produit par une institution gouvernementale ou européenne(comme en Australie par exemple), il sera difficile de juger de l’impartialité des instigateurs et il faudra garder les yeux grands ouverts face aux opportunistes de marché.

    Répondre
  43. Mu dit :

    Jeudi 2 juillet 2009 à 22:47

    Germe>une certification concerne avant tout la formule, pas la société (même si l’usine de fabrication doit être certifiée aussi) donc Yves Rocher et Carrefour peuvent être tout aussi bio que n’importe qui à partir du moment où leur formule répond aux critères. Cela s’appelle des préjugés.
    Yves Rocher importe du pétrole? Et pour en faire quoi? Le mettre dans sa raffinerie personnelle pour fabriquer des produits chimiques? Quand on s’y connait un peu on dit pas ce genre d’énormité (une raffinerie tourne 24h/24 toute l’année et consomme une quantité de pétrole qu’Yves Rocher serait bien incapable d’utiliser)
    L’un de vous fournisseur l’a faite analysé et vous voulez pas l’utiliser? Pourquoi, il y a quoi dedans?
    Cosmebio autorise 5% de produits synthétiques dans une liste choisie, pas tous les produits synthétiques et désolé de vous l’apprendre mais tout n’existe pas dans la nature.
    A titre d’exemple vous mettez le Sodium Laureth Sulfate (qui au passage n’est pas un émulsionnant mais un tensio-actif moussant). Je vous met au défi de me sortir un produit Cosmebio avec ce nom INCI. Vous pouvez trouver le Sodium Lauryl Sulfate mais pas de Laureth, le eth signifiant une ethoxylation, procédé interdit par Ecocert.
    Melvita utilise des huiles estérisées (on appelle ça des esters)? Et alors? Où est le problème? Et sans esters je vous souhaite bon courage pour faire une crème (déjà qu’avec c’est pas facile…)
    Vous vous lavez avec quoi le matin (si vous vous lavez…parce qu’intransigeant comme vous êtes, je vois pas quel produit pourrait vous convenir…)
    Demander conseil au responsable de magasin?? Comme si il s’y connaissait…si vous saviez le nombre de bêtises qu’on m’a sorti dans un magasin!!!

    Répondre
  44. germe dit :

    Vendredi 3 juillet 2009 à 15:18

    Eh bien ma chère MU, je vois que j’ai touché une partie sensible et que nous avons affaire ici à une convaincu que le tout chimique est bien plus intéressant. Ma chère MU, pour votre gouverne, lorsque je parle de 1° importateur de pétrole, je n’évoque absolument pas que YR détient une raffinerie (apparement vous avez de la difficulté à comprendre le calembour !) mais que l’ensemble de ses produits sont composés et en détiennent énormément. Et justement le sodium laureth sulfate est bien utilisé chez eux, eh oui…
    Quand vous indiquez que tout ne se trouve pas dans la nature, là encore, vous ne fréquentez pas assez les boutiques ou les bonnes boutiques (apparement) où l’on vend des produits naturels. Une marque COSLYS fabrique ses produits sans ingrédients issus de le pétrochichie et sans tension actifs nocifs !
    MAis restez calme et sereine, chacun à sa consience pour lui et sur ce point il m’appartient en tant que vendeur et particulier de choisir les meilleurs produits pour ma santé avant de ne penser qu’à ma beauté.
    Salutations

    Répondre
  45. Mlle Bio dit :

    Vendredi 3 juillet 2009 à 18:04

    Germe,
    Je dois avouer que je n’ai pas bien compris votre position sur le débat bio & naturel. A vous lire, on pourrait croire que le bio certifié n’a pas d’intérêt. Le label n’est certainement pas suffisant. C’est un minimum. Donc, il faut bien faire le tri entre deux marques bio tant dans leur formulation que dans leur engagement de marque. En effet, Coslys est une affaire familiale très engagée dans la bio depuis des années. Et on ne peut que recommander leurs produits. Quant à la perspective d’évolution des labels en France, je ne crois pas que se pose la question des labels gouvernementaux en France. J’aurai plus tendance à croire qu’une norme serait envisageable. Mais, on en est encore très loin !

    Mu, je te remercie de tes clarifications mais STP reste courtois avec les commentateurs. L’échange n’en sera que plus agréable :)

    Répondre
  46. Mu dit :

    Vendredi 3 juillet 2009 à 21:42

    Mlle Bio> désolé je m’emporte mais entendre des contre-vérités et voir colporter des mensonges basés sur des préjugés m’énerve au plus haut point. Dans la société actuelle l’affect prend le dessus sur les faits et on court droit à la catastrophe (pas en cosmétiques pour le moment)
    Les gens sont prêts à croire n’importe quoi sous prétexte qu’un inconnu débarque et dit que les grandes multinationales ont voulu le faire taire.
    Germe>je ne suis pas tout chimique, sinon que ferais-je sur ce site?
    YR utilise du pétrochimique? Oui je n’ai jamais dit le contraire mais à partir du moment où on estime que le bio ne représentera que 10% du marché, une société ne va jamais tout passer au bio. Le Sodium Laureth Sulfate se trouve dans tous les shampoings et gel douches non bio (et non spécialisés) que vous trouverez en supermarché (mais pas que), en soit ce n’est pas vraiment un scandale. Pointer une société en particulier est assez malhonnête par contre.
    Coslys utilise des produits pétrochimiques, désolé de vous décevoir: dans mon shampoing de cette marque (car la plupart des produits chez moi sont bio) j’ai du sodium benzoate, conservateur synthétique autorisé par Ecocert. J’ai aussi vu du Glyceryl Oleate qui est un ester que vous pointez chez Weleda. Est-ce moins bien? Pas forcément, ils n’ont juste pas le choix car pour l’instant il n’y a pas d’alternative en 100% naturel. Cela changera peut être mais pas tout de suite. C’est pour ça qu’un label est mieux: il définit des règles et si on a confiance en ce label il protège les consommateurs qui n’y connaissent rien. Voyez vous-même, vous avez fait des recherches et pourtant il y a encore pleins de choses qui sont fausses dans votre discours alors que dire d’un consommateur lambda? Et c’est pour ça que jamais je ne croirais une entreprise sur parole, dans ce domaine je m’y connais, je ne croirais donc que les faits.
    En tout cas je vous prie de m’excuser si j’étais trop vindicatif. Ce sujet me touche particulièrement car je trouve que des reportages de type Envoyé Spécial, 66 minutes ou 60 Millions de consommateurs font plus de mal que de bien et que leur volonté est plus de faire du scandale que de trouver la vérité.

    Répondre
  47. sylvie dit :

    Mardi 27 octobre 2009 à 16:42

    Deux enquêtes viennent de lever les suspicions sur la toxité de certains produits cosmétiques à destinations des enfants.

    Un constat globalement favorable. C’est ce qui ressort de l’enquête menée conjointement par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur les produits cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans

    Répondre
  48. produit bio dit :

    Mercredi 15 décembre 2010 à 19:36

    @sylvie il faut se méfier des résultats des enquêtes

    Répondre

Ajouter un commentaire

  • (requis)
    (ne sera pas publié)(requis)
  • Abonnez-vous à la Newsletter

    Voulez-vous recevoir notre Newsletter ?

    Voulez-vous recevoir la Newsletter de nos partenaires ?

  • *