Le bal des rachats continue … Monoprix rachète Naturalia !

Depuis quelques jours la rumeur courait, Monoprix vient de l’annoncer officiellement : ils ont racheté Naturalia !

Créée en 1973, Naturalia est aujourd’hui la première enseigne spécialisée de produits biologiques et naturels en région parisienne, avec plus de 34 magasins proposant plus de 5.000 références. Récemment, Naturalia s’est diversifié en lançant son concept Naturalia Beauté, trois magasins exclusivement dédiés aux produits de beauté bio.

Ce rachat s’inscrit dans un bal incessant de rachat. Mais, c’est le premier rachat de taille coté distribution. Du coté de Monoprix, on comprend bien le potentiel de croissance donné. Du coté bio, cela amène à se poser la question de la pérennité de la philosophie bio d’un tel circuit. Etre bio ne se limite pas juste à vendre des produits bio. Cela implique toute une philosophie quant au rapport au producteur, à la chaîne d’approvisionnement la plus courte et la plus locale possible … Un esprit encore très éloigné de la grande distribution actuelle
.

Ainsi, je dois avouer que mon ressenti sur une telle transaction est mitigé : d’un coté, s’adosser à un groupe qui a une telle puissance financière leur permettra de faire rayonner Naturalia au niveau national. Mais, d’un autre coté, il ne faudrait pas que ça se fasse au détriment des fondamentaux bio.

Source : La tribune

3 juillet 2008 Par Mlle Bio 42 Commentaires Commenter l'article

Commentaires

  1. Mu dit :

    Jeudi 3 juillet 2008 à 14:35

    Malheureusement le bio est un concept qui fait vendre et donc ça intéresse beaucoup de gens qui ne veulent faire que de l’argent. Combien de magasins Bio j’ai vu avec des décos en bois aggloméré (le bois ça fait naturel, ça fait bio et tant pis pour la colle qui libère du formaldéhyde) ou des fruits et légumes emballés en sachets individuels (chez Monop’ mais je leur pardonne presque car ils sont sûrement le plus grand choix en bio parmi la GMS) ou qui viennent de l’autre bout du monde…

    Il est difficile de trouver des vrais magasins bios, qui soient vraiment engagés.

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  2. laurence-aboneobio dit :

    Jeudi 3 juillet 2008 à 16:23

    La question fondamentale reste effectivement l’impact de ces concentrations, avec rachats à répétition en ce moment sur le bio : que vont devenir les petits producteurs ? Et le client sera t il gagnant ?

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  3. Mlle Bio dit :

    Jeudi 3 juillet 2008 à 16:58

    Mu, je suis d’accord et je dirai même que Naturalia pour moi n’avait pas poussé la cohérence au maximum … je me souviens de cette anecdote quand j’ai changé de quartier et que je suis allée à la découverte du Naturalia du coin : une très large partie de ses légumes (nous étions en hiver) venait de loin. Interrogeant le vendeur, il m’expliquait qu’ils allaient se fournir à Rungis et certainement pas en local ! Donc, au final, je ne suis pas sûre que ça bouleversera complètement la philosophie Naturalia. Laurence, la question du petit producteur est bien réelle. Notamment pour les petits producteurs qui ont fait le choix de produire en bio pour la grande distribution. Au démarrage, les enseignes précisaient le nom des producteurs … tu remarqueras que maintenant ça n’apparait plus. Nous avons juste la précision du nom de la MDD bio ! Pour le client, tout dépend de quel point de vue on se place. Avec ces développements, il est fort à parier que le bio devienne plus accessible (en nombre de points de vente) !

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  4. Isabelle dit :

    Jeudi 3 juillet 2008 à 18:29

    Mince, je suis dégoûtée :(
    J’ai aussi remarqué cette différence entre bio et développement durable. C’est pareil pour La Vie Claire… Ca semble contradictoire, mais je pense qu’il y a hélas des gens qui mangent bio juste pour se faire du bien, à eux, sans se soucier de la planète. :(

    Triple zut :(

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  5. laurence-aboneobio dit :

    Jeudi 3 juillet 2008 à 18:38

    J’ai le sentiment qu’on est en train de reproduire avec le bio les mêmes "erreurs" que pour le commerce équitable : l’arrivée dans les grandes surfaces étaient jugées contradictoires mais pouvaient apparaitre comme une démocratisation et l’engagement sur des volumes (et donc CA intéressant pour les producteurs) mais aujourd’hui les GMS développent effectivement leurs propres gammes et plus question de respecter les contrats initiaux !!! Je pense que ce système est pervers, pas vous ?.

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  6. doudou66 dit :

    Jeudi 3 juillet 2008 à 22:45

    bonjour!!votre site m’a l’air super et vos produit ont bonne réputation! je voulais juste etre sur que vos produit ne sont pas testé sur les animaux et si vous faites des actions pour revendiquer cela?
    sinon votre site est super! continuez comme ça!

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  7. Mlle Bio dit :

    Dimanche 6 juillet 2008 à 19:52

    Isabelle, c’est bien pour ça qu’en tant que consommatrice, il faut garder les yeux grand ouverts et se poser les bonnes questions ! Laurence, je pense en effet que la question n’est pas aisée. En effet, les MDD se développent mais certaines marques qualitatives aussi. Pour le commerce équitable, je pense à Alter Eco et Ethiquable. Au final, peu à peu le commerce équitable qualitatif gagne du terrain et on ne peut que s’en réjouir ! Doudou66, en réponse à votre question sur les tests sur les animaux, vous trouverez un comparatif des engagements de toutes les marques distribuées (et notamment les tests sur les animaux) par là http://mellebiodev.profileo.com/html/marques_connaitre

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  8. chtatoun dit :

    Samedi 12 juillet 2008 à 1:33

    je ne vois pas ce que ça change.Pour Natualia comme pour monop, le but est de faire de l’argent et puis c’est tout.

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  9. Mu dit :

    Samedi 12 juillet 2008 à 11:54

    chtatoun>vu comme ça il ne faut pas après s’ettoner des dérives de la société.
    Tu peux aussi bien faire du fric en faisant du vrai bio: produits de saisons produits localement, vendus en vrac et non emballés. C’est quand même mieux que des tomates bio produites en décembre en Chine et en barquettes plastique de 2. Les 2 sont bio mais l’esprit n’est pas le même. C’est ce même état d’esprit qui fait que les usines textiles ferment les unes après les autres et qu’on achète des tee-shirts pourris fabriqués en Chine parce que la GMS veut faire du fric.
    Je suis pas naïf, une société commerciale n’a pas pour but de faire du social mais de gagner de l’argent, ce que je reproche c’est de la faire avec cynisme.

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  10. lilyprincesse dit :

    Dimanche 13 juillet 2008 à 1:53

    Bonjour,

    Vous remarquerez que les produits à la marque Naturalia mettent en avant le producteur et pouquoi celui-ci a été spécialement choisi.
    Monoprix a tjrs été intéressé par le bio,a developpé le commerce équitable en 98 et a une démarche de dvpt durable depuis des années et est aujourd’hui très avancé ds ce domaine
    il faudra donc que rester très vigileant sur les achats des produits, le choix des fournisseurs… s’il reste des personnes passionnées par le bio dans la société, que Naturalia ait été racheté ne change pas grand chose mis à part le dvpt de filières, si important pour répondre à la demande (car il est inutile de vous rappeler que la demande est plus forte que l’offre). Je pense que ça ne peut qu’apporter du "bon" si et je le répète l’éthique reste tjrs au centre du travail fait dans cette société

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  11. Mlle Bio dit :

    Mardi 15 juillet 2008 à 22:29

    Mu, te voilà bien remonté ! Mais, je suis d’accord avec toi que cela pose la question de la responsabilité sociale et citoyenne de l’entreprise. Je ne crois pas qu’une société a pour seul but le profit. Je crois profondément dans l’entreprise citoyenne qui intègre pleinement son rôle social, environnemental … Chtatoun, j’ose croire que l’argent n’est pas le seul but de certains chefs d’entreprise (notamment les bio engagés) même si ça reste le nerf de la guerre ! Lilyprincesse, en effet, Monoprix est un distributeur précurseur en terme d’offre produit “développement durable” (tant bio qu’équitable). Donc, cela va dans le bon sens. Malheureusement, je ne crois pas que ce soit ce type d’enseigne qui développe des filières. Ils n’ont pas cette expertise mais s’appuie sur des marques de niche ou des experts du secteur pour développer les filières de leur offre éthique. Ce que je ne sais pas est dans quelle mesure l’éthique reste vraiment au centre de leur travail. En fait, si on regarde ce qui se passe en alimentaire (bio et équitable), peu à peu, ils limitent les offres des marques historiques (Alter Eco…) pour imposer leurs propres produits de distributeur (à plus forte marge). Ces produits satisfont le cahier des charges bio et/ou équitable mais bien souvent le font “a minima”. Donc, je suis spontanément dubitative sur le fait d’étouffer peu à peu les marques précurseur et engagées qui se battent au quotidien pour un futur toujours plus vert et plus durable. Néanmoins, je suis d’accord sur le fait que l’offre doit s’élargir, se démocratiser et donc passer par des enseignes conventionnelles !

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  12. lilyprincesse dit :

    Vendredi 18 juillet 2008 à 11:57

    je suis tout à fait ok avec toi sur "l’entreprise citoyenne".
    je pense que monoprix va s’appuyer sur l’expertise de Naturalia pour développer les filières et ils seront obligés de le faire car il n’y pas pas assez de produits bio dispo.
    Naturalia ds son côté ne pouvait à mon sens développer seul les filières;ils ne sont présents qu’à paris…. finalement, ils sont assez petits pour dire à des dizaines de producteurs "vous vous convertissez en bio et on assure les débouchés à votre production"
    l’éthique vient avant tout des hommes qui constiutent l’entreprise. Aux équipes de Naturalia de proner, de défendre les vrais bios, les labels privés (nature et progrès, demeter…), de communiquer sur le l’importance des procédés de transformation (de grandes différences existent entre un chocolat bio, équitable, sans lécithine, ni poudres ou matières grasses autres que le beurre de cacao, transformé en france), et un choc bio(dont les matières 1ères sont bio, point barre) .
    A Alter eco de faire son travail d’éduction (qu’il fait d’ailleurs extremement bien) et de montrer toute la valeur ajoutée de ces produits vs ceux de monoprix (bcp de produits équitables à la marque monoprix ne sont pas bios alors que ceux d’alter eco le sont)…A alter eco de se différencer, d’innover, de s’adapter, d’aller de l’avant (ce qu’il fait encore très bien aussi)… enfin je veux dire que toute façon rien n’est statique, les MDD se développeent pr gagner en marge… a chacun de s’adapter à l’évolution du marché
    l’important est ne pas tomber ds une bio à 2 vitesses, un commerce équitable à 2 vitesses… le consommaACTEUR est au centre de tout, lui seul fera la différence en l’éduquant!
    C’est la même chose pr les cosmétiques, et c’est encore plus compliqué avec les % de bio contenus ds le produit, ce qui au final se ressent au niveau du prix mais est difficile à décrypter sur l’étiquette.
    de même, bcp remplacent l’eau par des eaux florales…. bcp plus chères evidemement donc aux marques de communiquer là-dessus pour toujours montrer leur valeur ajouter et leur refus de faire de la bio bas de gamme!

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  13. Mlle Bio dit :

    Vendredi 18 juillet 2008 à 18:28

    Lilyprincesse, je vois que nous partageons la même vision ! D’un coté, nous avons l’éthique des entreprises et de l’autre l’éducation du consomm’acteur pour bien la déchiffrer car le bio est un vaste “fourre tout” où les niveaux de qualité et d’engagement sont très variables !

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  14. 2a2b dit :

    Dimanche 20 juillet 2008 à 16:31

    "Etre bio ne se limite pas juste à vendre des produits bio. Cela implique toute une philosophie quant au rapport au producteur, à la chaîne d’approvisionnement la plus courte et la plus locale possible … " Pour avoir bossé dans cette boîte, ils ont TOUT sauf cette philosophie … Je dirai mieux encore : la philosophie du portefeuille !

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  15. Mlle Bio dit :

    Lundi 21 juillet 2008 à 9:43

    2a2b, de quelle boite parlez-vous ? Monoprix ou Naturalia ?

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  16. Raffa dit :

    Jeudi 24 juillet 2008 à 14:15

    Cela fait pas mal de temps que bio ne veut plus dire qu’une chose : produit agricole produit selon les règles officielles (bien assouplies par rapport aux pionniers) de l’agriculture biologique et ayant obtenu un label. Point barre. La récupération a été presque totale, elle le sera encore plus en 2009.

    Welcome to the real world.

    j’en parle ici par exemple raffa.grandmenage.info/po…

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  17. Mlle Bio dit :

    Jeudi 24 juillet 2008 à 19:59

    Raffa, coté alimentation, les nouvelles dispositions pour 2009 sont vraiment inquiétantes. Et le manque de transparence va amplifier ce problème de “bio” pas suffisamment bio. En cosmétique, j’espère que nous arriverons à obtenir une labellisation à 2 vitesses. D’un coté, le bio à faible concentration de produits issus de l’agriculture biologique dont la démarche est plus “sanitaire”. De l’autre le bio engagé qui adopte une démarche cohérente et globale. Affaire à suivre !

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  18. Raffa dit :

    Jeudi 24 juillet 2008 à 21:12

    Ben oui y’a plus que ça à faire :(
    Tiens nous au courant en tout cas.
    Je parle aussi d’alternatives qui se mettent en place ici raffa.grandmenage.info/po…
    mais je suppose que tu es au courant ;)

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  19. Mu dit :

    Mardi 29 juillet 2008 à 10:03

    Mlle Bio>Je suis assez remonté contre notre société actuelle en effet. Ce mélange d’égoïsme (on veut bien du social à partir du moment où ça ne bénéficie qu’à soi, dès qu’il faut donner c’est autre chose) de bêtise (j’achète le moins cher possible des produits fabriqués à l’étranger et après je m’ettone des délocalisations) d’attentisme généralisé (le business vert ne décolle pas en France alors qu’aux USA qui n’ont pas ratifié Kyoto il représente dejà des milliards de $) m’exaspère au plus haut point. Je deviens de plus en plus mysanthrope et intolérant (selon Madame)
    Si ça continue je vais finir chez Greenpeace…
    Je suis toujours pas d’accord avec toi: une société commerciale a pour vocation de gagner de l’argent, le social, la place dans la société sont "accessoires" (je mets entre "" car pour moi qui que ce soit doit penser à sa place dans la société et faire du social) mais elle n’a pas pour but d’améliorer le monde. Pour ça il y a les associations. Par contre je suis tout à fait d’accord avec le fait qu’une société peut faire de l’argent tout en ayant une dimension humaine, ça devrait être obligatoire même.

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  20. 2a2b dit :

    Mardi 29 juillet 2008 à 17:54

    Désolé de vous répondre un peu tard…
    Je parlais de Naturalia ! Il n’y a que le tiroir-caisse qui compte, le reste ils s’en moquent. Ils ne laissent absolument pas la place aux producteurs locaux/régionaux mais ils négocient plutôt de gros contrats avec des producteurs "plus gros". C’est normal ils fonctionnent avec une centrale d’achat. Il n’y a qu’à voir, on retrouve chez eux que les produits standards, les "grandes marques du bio".
    Pas une once de philosophie humaniste et écologiste… Bien au contraire ! Ceci dit, je reconnais que c’est bien pratique d’avoir un naturalia juste en bas de chez soi…
    Le grand patron est d’ailleur un ancien de chez Danone, peut-être toujours actionnaire ! Rumeur (ou vérité ?) que j’ai entendue de nombreuses fois mais le saviez-vous déjà peut-être ? ;-)
    Mademoiselle Bio continuer de défendre vos valeurs !!

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  21. lilyprincesse dit :

    Mardi 29 juillet 2008 à 22:57

    je pense que tu n’es pas resté assez longtemps pr bien comprendre cette entreprise!
    Regarde un peu mieux dans les rayons, tu verras bcp de petits fournisseurs…je peux t’en citer des centaines… et puis si tu te penches un peu plus tu verras des labels aussi très importants en bio, du type nature et progrès, demeter, biodivyn, bioéquitable…
    Crois-moi dès qu’un produit avec ce type de labels se présente, le travail de référencement est déjà tout fait…il y a quelques gros producteurs bio (gros ds le bio mais petits en conventionnel)… et puis un "petit" qui fait d’excellent produit n’a t-il pas pr vocation de venir bio… ts les petits producteurs doivent-ils rester petits et ne pas gagner d’argent???
    Tout le monde ne peut pas s’acheter du jus de légumes, haut de gamme de type Biotta à 5€ la bouteille. Dc tu as le jus de légumes bio, ans label, pas très cher et après le reste (petit producteur avec ou sans label…)

    Que les conso avec leur acte d’achat fassent la différence!! c’est tt de même lui au final qui décide!! à chacun ses responsbailités!! si par malheur le distributeur faisait mal son boulot au conso de rectifier le tire!!
    les consos achètent un produit bio pas cher, ils votent, ils cautionnent!!! idem ds l’autre sens!!
    Ne te fais pas de souci si le produit bio ne se vend pas, il disparaitra des rayons!

    et alors un ancien de chez danone? quel sectarisme…tu sais les gens peuvent évoluer et essaye de connaitre un peu plus avt de juger… n’a t-il pas fait avancer un peu les choses avec naturalia… n’était-il pas président du syndicat bio depuis 6 ans… creuse un peu les choses avant de juger! de nombreux acteurs aujourd’hui viennent de grands groupes et ce n’est pas pr ça que ce n’est pas positif. N’est-ce pas Melle bio? je trouve même que ça apporte un peu de proefssionnalisme et ce n’est pas plus mal pour faire avancer certaines choses.

    Tu sais chez biocoop je ne pense pas non plus qu’ils vivent d’amour et d’eau fraiche…ils ont aussi un peu le sens des affaires!

    Je le répète le but n’est pas de faire du bio industriel mais d’avoir des produits artisanaux, bio, de petits producteurs… et au conso de les soutenir au maxi! Avec les labels demeter ou surtout nature et progrès allez-y les yeux fermés!!

    Moi-même j’ai travaillé dans des grands groupes et cela a renforcé mes convictions plus que jamais!!!

    Tt le monde n’est pas né bio, n’a pas mangé bio, bref n’a pas vu la vie en bio et ce n’est pas pr ça qu’ils ne sont pas crédibles.

    Etre bio, c’est aussi l’ouverture sur le monde, le respect (des humains, de la nature), bref LA BIODIVERSITE A TOUS LES SENS DU TERME!!

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  22. lilyprincesse dit :

    Mardi 29 juillet 2008 à 23:01

    au fait Biocoop n’a pas de centrale d’achat?

    Mais qui n’a pas de centrale d’achat à partir du moment ou il y a plus de 2-3 magasins??? il est logique de CENTRALISER les achats… c’est le sens premier du terme… mais tu dois probablement confondre centrale d’achat et les grands méchants loups de la grande distrib!!!!

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  23. Mu dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 9:10

    Lilyprincesse>tout à fait d’accord avec toi. Les médias et donc les gens pensent toujours en "Gros méchant industriel" contre le "gentil petit producteur"
    C’est un mal bien français: si tu réussis c’est que t’as forcément triché/mentit/volé/écrasé les gens avec ton argent.
    La répression des fraudes vient d’arrêter quelques vendeurs de marché (vous savez les "gentils petits producteurs") qui vendaient des oeufs soit-disant fermiers (dans des paniers en osier avec de la paille pour faire genre) alors que c’était de l’élevage en batterie. L’homme est tricheur par définition et c’est pour ça que les labels sont obligatoires pour nous protéger des abus.
    Sinon ton exemple de Mlle Bio est bien trouvé, j’allais rebondir dessus, n’est-elle pas une ex du très "gros méchant industriel de la cosmétique"?

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  24. Mlle Bio dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 10:55

    Il n’est jamais trop tard pour voir la lumière ! Je crois en effet qu’il faut dépasser les stéréotypes et surtout bien comprendre les moteurs, les convictions … de chacun. Je ne crois pas qu’il faille diaboliser la logique économique à condition qu’elle ne se fasse pas au détriment des valeurs humanistes, écologiques, sanitaires et au détriment de la qualité des produits. Avec l’appel d’air qu’a provoqué cet essor du bio “sanitaire”, on se retrouve avec des produits qui sont plus élaborés pour la santé du consommateur (tout ce que le produit n’a pas comme mauvaises choses) que pour la démarche environnementale, humaine … c’est bien pour ça qu’on arrive peu à peu à une bio à deux vitesses. Donc, je crois de plus en plus qu’il va nous falloir faire le tri avec des labels comme Nature & Progrès, Demeter ou définir nous-même notre niveau d’exigence face aux labels plus laxistes !

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  25. Mu dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 11:20

    Mlle Bio>Comment faire la différence entre 2 labels? Perso j’aimerais par exemple connaître la différence entre Max Havelaar et Rain Forest. J’ai entendu des choses sur Max Havelaar qui sont pas top, comment les vérifier quand aucune information n’est trouvable facilement? Et qui va s’amuser à éplucher, vérifier les différents labels pour savoir vraiment ce qu’il achète? Certainement pas les consommateurs…

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  26. lilyprincesse dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 11:55

    le conso doit être le plus curieux possible et ne doit pas acheter les yeux fermés… c’est vrai que c’est la jungle ds les labels et on entend de tout partout… pr le bio, on sait que nature et progrès, demeter en alimentaire BDIH et cosmébio pr les cosmétiques sont sûres… c’est bcp moins vrai pr l’écolabel par ex pr les produits d’entretien. les ampoules basse conso sembleraient aussi nocives que les ampoules standards (consom moins d’énergie mais dégagent plus de toxiques employés pr leur fabrication et de champs éléctromagnétique).
    Pr les labels équitables ce n’est pas simple en effet… il faut essayer de voir derrière le label, l’entreprise… parce je n’écheterai pas un café max Hav de chez kraft ou nestlé en revanche oui pr un café max hav de chez alter eco… dc ce n’est pas évident, il faut toujours creuser et s’informer via différentes sources
    un label non officiel mais très bien est aussi le label "main ds la main" de Rapunzel…

    pr rebondir sur Raffa et les labels, je crois que sur son blog elle explique tout très bien…

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  27. Mu dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 12:09

    Lilyprincesse>Le consommateur ne fera jamais l’effort, seuls certains plus "éveillés" que les autres le font et même si moi je fais attention de regarder le lieu de fabrication de ce que j’achète parfois j’oublie. Ce que tu dis à propos de Nestlé ou alter eco est "grave". Cela veut dire que pour toit le label ne t’apporte aucune protection et que n’importe qui peut mettre le logo sans obligation derrière…
    Pour les ampoules je me doute bien que les basses conso ne sont pas 100% sûres mais elles durent beaucoup plus longtemps et consomment moins, en attendant de trouver autre chose c’est mieux que rien et non je ne m’éclairerais pas à la bougie!!!!

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  28. lilyprincesse dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 12:33

    si bien sûr il y a des obligations, des contraintes comme pr tout label mais certains vont plus loin que d’autres; c’est comme le logo bio… il y a des contraintes, un cahier des charges à respecter… mais je préfère acheter une salade bio et nature et progrès qu’une salade bio, tout court…
    pr mon ex sur le café il vaut tjrs mieux acheté un café max hav qu’un café standard, normal, sans nul doute mais entre 2 cafés max hav j’essaye de voir quelle est la marque, qui est l’entreprise, bref qui est le vendeur.

    Répondre
  29. Mlle Bio dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 16:48

    Mu, Lilyprincesse a raison dans sa vision des labels. Lis l’article de Raffa (cité en commentaire plus haut), il t’explique clairement les variations entre les labels. Pour moi, le tri doit se faire au niveau des distributeurs puisque les labels ne suffisent plus. Donc, le distributeur a la charge de faire sa sélection sur l’engagement comme sur la qualité produit. Mais, perso, c’est désespérant car tout le travail que je fais en cosméto, je n’arrive pas à le trouver dans les domaines du quotidien (alimentation, maison …). Donc, pour moi qui manque cruellement de temps, c’est très frustrant.

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  30. Mu dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 17:11

    Mlle Bio>j’ai compris ce qu’elle voulait dire et c’est pour ça que je n’ai pas rebondi. Le distributeur peut faire ce boulot certes mais en tant que consommateur comment toi tu vas faire la différence? De même je ne suis pas sûr que les distributeurs iront en Amérique du Sud vérifier que les producteurs de café sont mieux payés avec Max Havelaar qu’avec un autre. Et qu’est ce que veut dire mieux payé d’ailleurs.
    On en revient à une histoire de confiance et malheureusement la confiance ça se trahi…

    Répondre
  31. laurence-aboneobio dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 17:23

    Mlle Bio >Tout à fait d’accord sur le rôle du distributeur…Pour l’engagement sur les produits du quotidien , cherches pas plus, tu as trouvé, c’est le créneau d’Abonéobio :) !

    Répondre
  32. Mlle Bio dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 21:02

    Mu, en effet, c’est une histoire de confiance mais je préfère quand elle est éclairée :) Laurence, j’ai bien pensé à toi mais avant de prendre un abonnement j’ai voulu tester les lessives Etamine du Lys que tu proposes et je dois avouer ne pas avoir été convaincu par la propreté du linge (sic !). En même temps, ça doit aussi dépendre de la dureté de l’eau … mais chez moi ce n’était pas concluant.

    Répondre
  33. 2a2b dit :

    Mercredi 30 juillet 2008 à 22:06

    Pour répondre à Lilyprincesse :

    Je suis restée suffisament longtemps pour constater certaines choses…qui, à mon sens, sont peut-être contradictoires avec l’image que cette société veut bien faire passer.
    lilyprincesse, "gros" ou "petit", label ou pas label, danone ou pas danone, chiffre d’affaire ou pas… Je m’en moque tant qu’on ne tente pas de me balancer de la poudre aux yeux ! Juste je me pose des questions sur le REEL bienfondé de certaines actions… sous-couvert de bio…

    Centrale d’achat obligée ? Nos voisins Européens sont-ils ultra avant-gardistes alors ?

    Lilyprincesse, vous êtes une sacré donneuse de leçons ;-)
    Soyez moins condescendante : ça fait partie du bio ça aussi ! :-p

    Répondre
  34. lilyprincesse dit :

    Jeudi 31 juillet 2008 à 0:14

    tu as ton avis, j’ai le mien, j’essaie d’être précise dans ce que je dis, d’avoir un peu de discernement et ne pas juger à la va-vite

    Répondre
  35. 2a2b dit :

    Jeudi 31 juillet 2008 à 9:56

    Ah ! c’est bien de vous l’entendre dire !
    Non, pas de jugement à la va-vite, juste DIRE ce qui me choque, voilà mon premier post…
    Bonne journée :-)

    Répondre
  36. laurence-aboneobio dit :

    Jeudi 31 juillet 2008 à 10:37

    Mlle Bio > tu as utilisé la poudre pour le blanc et la lessive liquide pour les couleurs ? Les retours sont pourtant excellents. Le dosage dépend effectivement de la dureté de l’eau

    Répondre
  37. lilyprincesse dit :

    Mardi 5 août 2008 à 9:13

    en ecrivant ds ce blog je me suis dit qu’il pouvait être important de faire un blog en essayant de mettre à plat label et marque… car certains produits sans label sont très bien aussi et il est impossible pr un conso qui ne "fouille" pas de s’y retrouver…car le rôle du distributeur est aussi d’offrir une offre large…
    elle BIo sur votre site c’est différent il est positionné haut de gamme mais un distributeur lambda se doit d’avoir du choix, en terme d’offre et de prix

    Répondre
  38. Sidimpro dit :

    Mercredi 17 décembre 2008 à 3:50

    C’est un plaisir de voir l’impliquation de chacuns(es) dans cette discussion. Je crois pour 2a2b que tu n’es pas assez précise dans tes affirmations qui créaient un effet diffamatoire pour cette société, également que déboir professionnel ne te permets pas de tout remettre en cause . Il y à certe des améliorations à apporter partout. Que le respect d’une éthique est important dans ce secteur d’activité et que naturalia dans ce cadre la assez bon . Ils gardes des labels pointus reste sur une communication

    Répondre
  39. Sidimpro dit :

    Mercredi 17 décembre 2008 à 4:04

    Claire au niveau de leur gamme avec des lettres d’information qui varient tout les mois et qui sont plus axées sur informer le consommateur l’aider à mieux connaître la filière bio et les diffrents labels. Également une transparence au niveau de la marque distributeur qui met en avant le producteur et qui si je ne m’abuse concerne des produits de base et des formats familiaux afin de rendre plus accessible des produits bio de qualité . Malgres le rachat ca reste une entreprise à échelle humaine.

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  40. Sidimpro dit :

    Mercredi 17 décembre 2008 à 4:17

    Avec des valeurs qui se développent de plus en plus j’aménagement des nouveaux magasins et des naturalia beauté se fait avec des matériaux écologiques. Les invendu qui étaient majoritairement jeté sont récupérés en grande partie par des assoc d’arrondissement telle que lumière en ville.
    Alors voila il faut rendre à césar ce qui est à césar. Les distributeurs se font des sous certe mais si y avait que ca monop aurai crée après ses dayli et ses beauty des monop bio. Et pas naturalib et son savoir faire! :)

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  41. suman dit :

    Lundi 2 février 2009 à 2:18

    combien sont monoprix sur le marché national?

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  42. Mlle Bio dit :

    Mardi 3 février 2009 à 21:33

    Je ne saurai dire exactement. A priori, il y a plusieurs centaines de magasins Monoprix en France. Pour le chiffre précis, il faudrait visiter leur site !

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