Pour ou contre les édulcorants de synthèse ?
Aspartame, polyols, sorbitol… Ceux que l’on appelle les faux sucres sont aujourd’hui légions. Ils sont pourtant fort différents. Explications.
Qu’appelle t’on faux sucres ?
Première sur la liste de ces édulcorants chimiques, la saccharine fut découverte par hasard en 1879 : avec son pouvoir sucrant de 300 à 400 fois supérieur au saccharose, elle ne pouvait que séduire les gourmands que nous sommes. Hélas, de nombreuses suspicions de cancérogénicité le font peu à peu abandonner…
Puis ce fut au tour des cyclamates, interdits aux Etats-Unis car ils induiraient des cancers de la vessie, mais toujours autorisés en Europe.
Aujourd’hui, c’est l’Aspartame qui est contesté : découvert en 1965, avec un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au saccharose, il a toujours fait l’objet de polémiques sur ses effets potentiellement nocifs pour la santé. Pourtant, malgré des études contradictoires, les différents organismes de santé publique (FDA, EFSA…) considèrent que ce produit est sûr dans les doses habituellement utilisées chez l’homme.
Faut-il alors le supprimer de nos assiettes (et de nos verres, car il sucre de nombreux sodas) ?
Et si le problème n’était pas vraiment là ? Et si ce problème était davantage lié à l’ingestion de produits chimiques au quotidien et qui finissent à la longue par perturber le foie puis par l’user gravement ? Ou bien encore, comme l’expliquent de plus en plus d’experts, il était lié aux perturbations engendrées par l’apport d’un goût sucré méconnaissable pour l’organisme, qui ne sait pas comment se comporter face à un tel leurre : il peut alors secréter de l’insuline de manière anarchique chez les uns, ou chez les autres donner encore envie de sucre… Le contraire de l’effet désiré. Les édulcorants de synthèse ne font pas maigrir, car ils répondent à un vrai problème d’une manière erronée : plutôt que d’envisager un changement des habitudes alimentaires vers davantage de santé, il conforte la personne dans ses comportements biaisés, et parfois même dans ses addictions. Alors, si l’on a absolument besoin, pendant un temps, de conserver quelques aliments sucrés, mieux vaut se tourner vers le xylitol, issu d’écorce de bouleau, voire, de manière très ponctuelle, vers le sorbitol (lequel a néanmoins des effets discutables sur la digestion). Il est également possible de tester la stévia, qui est une plante au fort pouvoir sucrant et qui vient d’être autorisée comme édulcorant de table et dans les produits minceur en France (tout le monde n’appréciant pas son goût vert un peu amer).
Alors, pourquoi ne pas revenir aux sources et se tourner dans ces moments vers le vrai sucre intégral, lequel, utilisé en doses modérées, répond aussi avec satisfaction à nos envies de sucré sans jouer aux apprentis sorciers…
Un grand merci à The Different Magazine
pour avoir rédigé cet article !
Quel est votre opinion à propos de ce sujet ?, avez-vous déjà goûté la stévia ? Et connaissez-vous le sirop d’agave ? C’est un sucrant naturel extrait de la sève d’un cactus originaire du Mexique qui a la couleur du miel. Ses avantages sont qu’il possède un haut pouvoir sucrant, un index glycémique bas et un goût neutre pour satisfaire tous les palets. Il est très facile à utiliser pour les boissons chaudes et froides.
23/04/2010
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Commentaire
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Mike - botaniste heureux et markéteux vraiment sur le départ dit :
Lundi 26 avril 2010 à 22:03hello,
pour la Stevia, ca n’est pas si amer que cela, c’est frais et léger. A noter que la couleur verte de ce sucre naturel est plutot sympa, quand on mélange la stevia avec un yaourt, c’est trop joli !
Pour le sirop d’agave, c’est beaucoup plus crémeux et onctueux, là où la stevia est une belle poudre, l’agave d’amérique centrale nous propose un couli végétal avec des reflets bronze délicieux.
Quant aux sucres complets et naturels, comme le muscovado (aussi appelé “rapadura”), que j’appelle aussi sucre “noir” par opposition au sucre blanc raffiné, ce dernier nourrissant les tumeurs cancéreuses, ô joie ô bonheur :-s, mais je m’égare, il est sublime autant dans des desserts simples, que pour donner l’illusion d’un faux caramel fondu
La nature nous offre du simple et du beau, que l’industrie ne sait pas fabriquer, la créativité en plus ! Imaginez les mélanges de sucres naturels pour vos desserts !
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